La délivrance

La délivrance.

 

Quand vint alors le grand jour, les fées nous installèrent sous le chêne millénaire et nous prévirent d’une chose : Lorsque nous sentirons, Thom, Laura et moi, une grande pression au niveau du cœur, nous devrons enfoncer nos doigts dans notre poitrine et en sortir l'œuf.

A peine avait-elle terminé mots que Thom et Laura furent plier en deux par une douleur inimaginable. Moi, je ne sentais rien, pas encore. Toutes les fées nous observaient. Les deux enfants sortirent de leur poitrine deux sphères luminescentes et aveuglantes couvertes de sang. Alors accoururent deux fées habillées tout de blanc qui virent nettoyer les œufs de leurs frêles mains avec une eau parfaitement translucide. Cela fait, deux superbes petites fées gluantes sortirent de ces œufs. Pendant un temps qui me paru une éternité, je regardais les deux nouvelles demoiselles dans tous les sens et j’étais émue du regard des enfants envers elles. Je ressentis une douleur effroyable a les voir ainsi, mais pas un mal physique, une douleur mentale. J’attendais impatiemment mon tour, si celui-ci daignait me parvenir. C’est alors q’une brusque contraction me plaqua au sol. Je me souvint qu’a ce moment exact

Je devais extraire de mon cœur l’œuf qui y vivait. Je crois que je n’ai jamais autant souffert dans ma vie que ce jour là. Faire pénétrer ses doigts à l’intérieur de son corps est un supplice impensable. A peine ais-je effleurer ma peau qu’un flot de sang rouge et brûlant glissas le long de ma main et de mon bras. Ce fut le pire moment que je vécu dans ce monde féerique. Alors pour éviter de sentir la douleur qui transperçait mes côtes comme des lames acérées, j’ai fermé les yeux. D’un coup sec, j’accomplis le geste qui était devenu pour moi la délivrance de ces trois jours passer entre la fièvre, le délire, la douleur et la beauté de ce pays des merveilles. A cette pensée, j’ouvrit les yeux : Dans ma main droite couverte de liquide rouge, une petite sphère très lumineuse étincelait entre mes doigts. Je regarda ma poitrine : Bien que l’œuf, ma main et mon bras étaient couvert de sang, je ne vis aucune blessure au niveau de mon cœur, rien. Du regard, je fis rapidement le tour de la place ou je me trouvais. Appuyée contre le tronc râpeux de l’arbre démesuré je faisais le tour du propriétaire. A quelque mètre de moi, deux petites fées attendaient que j’ouvre ma main serrée sur le globe flamboyant. Derrière moi les deux enfants m’observaient et tout autour un amas de

petites demoiselles aillées avaient les yeux rivés sur ma main : Je l’ouvrit. C’est alors qu’arrivas une chose étrange.

 

 

 

 

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